Les appeler des personnes trans c’est un raccourci moderne. Les personnes qui font des recherches sur l’identité de genre sont gênées quand les troisièmes genres historiques sont assimilés à la transidentité (c’est une conversation récurrente dans les sphères décoloniales, la difficulté de réexaminer l’histoire telle qu’elle était et non pas telle qu’on voudrait la voir).
Plus précisément, ce qui définit la transidentité c’est l’identité personnelle et psychologique. Les assinnu, gala, etc. ont un rôle rituel et symbolique. On ne sait pas si ces personnes se perçevaient comme homme, ou femme, ou “ni homme ni femme”, ou une catégorie sacrée à part. C’est très anachronique de les qualifier de trans.
Reconnaître aujourd’hui l’importance des personnes trans et de genre divers dans nos communautés, est, en quelque sorte, une continuité du respect accordé à ces figures anciennes.
Reconnaitre l’existence de figures anciennes qui ne se conforment pas à l’identité de genre de leur époque c’est important oui.
Mais il faut quand même faire attention à ne pas projeter nos concepts actuels sur elles.
Joyeux gateau-jour!
Merci !
Oui, clairement. Mais les notions de sexes/genre <> [M,F] ont été valides a plus d’un endroit et un période. C’est ça que j’ai trouve intéressant (je savait pas pour la Mésopotamie).
intéressant ! j’avais déjà entendu parler des assinnus, mais pas des ša rēši.





